Le marché public de Duparquet mis au défi par celui de La Sarre
Le marché public de Duparquet commencera pour la quatrième année consécutive le jeudi 3 juillet. Mais il faudra composer avec la concurrence du nouveau marché public de La Sarre, lui aussi fixé le jeudi. Faute d’avoir les ressources nécessaires pour exposer dans deux marchés un même jour, les producteurs sont nombreux à faire le choix d’être présents à La Sarre plutôt qu’à Duparquet, où la clientèle sera plus importante. Deux tiers des producteurs habituellement présents à Duparquet ont décidé d’installer leur stand au marché de La Sarre cette année. À la demande des producteurs et consommateurs, la saison a été étendue de deux semaines, pour un total de 12 semaines. Photo : Photo tirée de la page Facebook du Marché public Pour faire face à cette difficulté, l’équipe chargée du marché de Duparquet a mis en place plusieurs solutions. Le système des coupons alimentaires est renouvelé pour cette année encore. Financés par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) dans le cadre de son programme pour accroître la sécurité alimentaire, ces coupons de 15 $ sont distribués dans la population de la municipalité. Cette année, des coupons supplémentaires seront vendus le premier jour du marché. Ces coupons seront valides sur le marché toute la saison. L’équipe du marché a aussi décidé de mettre en place un système de rétribution des exposants ayant une entreprise agricole. Les Viandes à Côté du Bordeleau auront un kiosque pour la première fois au marché public de Duparquet. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Emily Blais Malgré le départ de certains exposants vers le marché de La Sarre, leurs produits pourront toujours être disponibles à Duparquet par l'entremise d'un système de revente. Pour la première fois, Les Viandes à Côté du Bordeleau, Fromabitibi ou encore Chagabitibi seront présentes au marché plusieurs fois dans l’été. À la demande des producteurs et consommateurs, la saison a été étendue de deux semaines, pour un total de 12 semaines. Le marché prendra fin le 18 septembre.On n’a pas de compétition au niveau de la clientèle, ce n’est pas le même bassin de population, explique Antoine Boissé-Gadoury, membre de la Coopérative La Hutte, qui gère le marché public de Duparquet. Mais le bassin de producteurs agricoles et d’artisans est quand même limité.

Quand on parle de développement régional, c’est important de toujours prendre en considération les projets qui sont déjà en place pour ne pas leur nuire parce que c’est de l’énergie, puis du temps, puis des efforts qui ont été mis pour développer ces projets-là
, regrette Antoine Boissé-Gadoury.Des solutions pour encourager le marché
Ces coupons nous assurent un certain achalandage au marché public, explique Antoine Boissé-Gadoury. On estime que c'est à peu près 20 % de notre chiffre d'affaires au marché qui est fait grâce à ces coupons-là. Et souvent, les gens qui viennent au marché vont dépenser plus que leur coupon.
Ça va jouer comme une espèce de monnaie locale, mais aussi de notre côté ça va aussi nous permettre d’avoir une meilleure estimation de nos ventes dès le début
, indique Antoine Boissé-Gadoury.Ce n’est pas que pour retenir les producteurs, affirme Antoine Boissé-Gadoury. En ayant le producteur au marché, on a une plus-value que les consommateurs aiment avoir et cette plus-value-là, nous autres à Duparquet, on aimerait la reconnaître par le biais d’honoraires professionnels.

L’offre de produits maintenue
Il ne devrait pas y avoir une diminution de l’offre cette année, même il va y avoir une augmentation de l’offre, assure Antoine Boissé-Gadoury. Même il y a des producteurs qui veulent nous soutenir dans notre marché.
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